Kwantik ! / Kwantik ! L'actualité des Sciences fr SPIP - www.spip.net Kwantik ! /IMG/siteon0.gif / 90 271 « NEXT va explorer les nanomatériaux et l'électronique moléculaire » /NEXT-va-explorer-les-nanomateriaux-351.html /NEXT-va-explorer-les-nanomateriaux-351.html 2012-04-02T12:39:47Z text/html fr JF Haït La une Le projet toulousain NEXT, labellisé Laboratoire d'excellence en 2011, lance ses premiers appels d'offre. Clément Sire, directeur du Laboratoire de physique théorique (LPT), en explique les enjeux. <br />Dans le cadre du dispositif gouvernemental des Investissements d'avenir, Toulouse s'est vu attribuer un « Laboratoire d'excellence » pour le projet NEXT. De quoi s'agit-il ? <br />NEXT signifie « Nano, mesures EXtrêmes & Théorie ». Ce regroupement de six laboratoires toulousains permettra une approche complète (&hellip;) - <a href="/-La-une-.html" rel="directory">La une</a> <img src="/IMG/arton351.jpg" alt="" align="right" width="485" height="322" class="spip_logos" /> <div class='rss_texte'><p class="spip">Le projet toulousain NEXT, labellisé Laboratoire d'excellence en 2011, lance ses premiers appels d'offre. <strong class="spip">Clément Sire</strong>, directeur du Laboratoire de physique théorique (LPT), en explique les enjeux. <br /> <br /></p> <p class="spip"><strong class="spip">Dans le cadre du dispositif gouvernemental des Investissements d'avenir, Toulouse s'est vu attribuer un « Laboratoire d'excellence » pour le projet NEXT. De quoi s'agit-il ?</strong></p> <p class="spip">NEXT signifie « Nano, mesures EXtrêmes & Théorie ». Ce regroupement de six laboratoires toulousains permettra une approche complète des nanomatériaux : leur élaboration par des méthodes physiques et chimiques, l'étude de leurs propriétés, et jusqu'à leur intégration dans des prototypes pour les tester. Dans une approche plus théorique, mais liée, nous étudierons les propriétés de la matière à l'échelle quantique, c'est-à-dire celle des atomes et des molécules, dont le comportement n'a plus rien à voir avec la matière à l'échelle macroscopique.</p> <p class="spip">Ces recherches prépareront les applications du futur. C'est le cas en particulier de l'électronique moléculaire, qui utilisera les propriétés quantiques de la matière. Aujourd'hui, les puces informatiques classiques possèdent des transistors dont la taille ne peut plus guère être réduite sauf à se rapprocher de l'échelle quantique. Si on veut encore augmenter les performances de nos puces, il faudra donc changer d'approche.</p> <p class="spip"><strong class="spip"></p> <p class="spip">Les premiers appels d'offres de collaboration entre laboratoires viennent d'être lancés. En quoi consistent-ils ?</strong></p> <p class="spip">Ils visent à faciliter les collaborations entre des équipes de NEXT, et à plus long terme, avec d'autres équipes sur le campus toulousain.</p> <p class="spip">Parmi les projets de recherche, on peut ainsi citer l'étude des « condensats de Bose-Einstein », un phénomène qui se produit lorsque des atomes sont refroidis à très basse température et se mettent alors tous dans le même état quantique. Pour refroidir ces atomes, pour les manipuler et les étudier, nous utilisons un même outil : le laser. L'approche théorique vient compléter l'étude et la compréhension de ces systèmes. Un autre projet concerne la création de matériaux pour l'électronique moléculaire : nous allons créer des logiciels pour simuler le comportement de ces molécules avant de les synthétiser.</p> <p class="spip">Enfin, un autre projet vise à fabriquer et à caractériser des nanoparticules magnétiques. Une application possible pourrait être le traitement du cancer. Les nanoparticules pourraient être dirigées vers la tumeur puis soumises à un champ magnétique. Elles s'échaufferaient alors, et pourraient ainsi détruire les cellules cancéreuses.</p> <p class="spip">Ces appels d'offre consistent aussi à développer des « plates-formes », équipements scientifiques servant à un large éventail de la communauté de physico-chimie toulousaine.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Que représente la physique fondamentale à Toulouse ?</strong></p> <p class="spip">La communauté de physique fondamentale toulousaine n'est pas très importante en nombre, en comparaison de l'Ile de France ou de la Région Rhône-Alpes. La physique à Toulouse a eu son heure de gloire à la fin des années 50 avec la célèbre « boule » du CEMES, au bord du Canal du Midi, qui abritait le microscope électronique le plus puissant de France. Elle était alors très portée sur la technologie. Il y a une vingtaine d'années, les thématiques étudiées ont été élargies, avec la création de nouveaux laboratoires dont le LPT. Désormais, grâce à NEXT, porté par Xavier Marie, du LPCNO, nous allons rendre la physique toulousaine encore plus visible au plan national et international.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Qu'allez-vous faire avec la dotation de ce Labex, qui se monte à 1 million d'euros par an sur dix ans ?</strong></p> <p class="spip">Elle sera consacrée pour 60% aux plates-formes et collaborations entre nos différents laboratoires, avec ces appels d'offres cités précédemment. Le reste sera notamment utilisé pour inviter des chercheurs de renom. Ainsi, Anthony Legget, prix Nobel de physique 2003, passera le mois d'avril prochain au LPT.</p> <p class="spip">Côté éducation, nous financerons des bourses de Master 2 pour des étudiants qui auront prouvé leur excellence. L'idée est qu'ils tirent les Master toulousains de physique vers le haut. Ceux-ci connaissent actuellement une certaine désaffection, notamment ceux de physique fondamentale, qui sont réputés les plus difficiles. Enfin, nous financerons pour nos jeunes docteurs la participation aux « doctoriales », un dispositif qui permet de leur faire découvrir le marché de l'emploi hors du secteur académique, pour faciliter leur insertion professionnelle.</p> <p class="spip"><strong class="spip"> Il y a donc des débouchés dans le privé pour les jeunes docteurs en physique, notamment théoriciens ?</strong></p> <p class="spip">Oui ! Ainsi, au LPT, près de 45% de nos docteurs partent dans le privé, dans les secteurs de l'électronique ou de l'aéronautique par exemple. Les employeurs apprécient particulièrement leur bonne formation en mathématiques et en simulation numérique, associée au côté concret de la recherche en physique ! <br /> <br /></p> <p class="spip"><strong class="spip"></p> <p class="spip">Propos recueillis par Jean-François Haït, pour KwantiK !</strong> <br /> <br /> <br /> <br /></p> <p class="spip"><strong class="caractencadre-spip spip"> Le Labex NEXT</strong> <br /></p> <p class="spip">NEXT regroupe les compétences de six laboratoires toulousains, soit près de 200 chercheurs, physiciens et chimistes, 90 ingénieurs et techniciens, et 150 doctorants et post-doctorants, dans des domaines très variés mais ayant pour point commun une approche de la matière aux plus petites échelles :</p> <p class="spip"><img src="/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' alt="-" style='height:11px;width:8px;' class='' /> au LCAR, on étudie la physique des atomes et des agrégats (assemblage de quelques milliers d'atomes) notamment grâce au laser</p> <p class="spip"><img src="/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' alt="-" style='height:11px;width:8px;' class='' /> au LPCNO, on construit et étudie des « nano-objets », assemblages « intelligents » d'atomes</p> <p class="spip"><img src="/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' alt="-" style='height:11px;width:8px;' class='' /> au LCPQ, on étudie le fonctionnement de molécules, par exemple d'intérêt biologique par simulations sur ordinateur</p> <p class="spip"><img src="/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' alt="-" style='height:11px;width:8px;' class='' /> au LPT, on s'intéresse au comportement des électrons dans les solides, à la supraconductivité, à la physique quantique&hellip;</p> <p class="spip">Ces quatre laboratoires sont déjà regroupés au sein de la fédération de recherche IRSAMC. Il faut y ajouter :</p> <p class="spip"><img src="/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' alt="-" style='height:11px;width:8px;' class='' /> le CEMES, dédié aux nanosciences et à la structure des matériaux</p> <p class="spip"><img src="/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' alt="-" style='height:11px;width:8px;' class='' /> le LNCMI, dont les équipements capables de générer des champs magnétiques très intenses en font un leader au niveau européen.</p></div> <div class='rss_ps'>Clément Sire est directeur du Laboratoire de physique théorique de Toulouse. Crédit : Jean-François Haït pour KwantiK !</div> « Les réseaux deviennent un sujet important pour les sciences sociales » /Les-reseaux-deviennent-un-sujet-352.html /Les-reseaux-deviennent-un-sujet-352.html 2012-04-02T12:39:17Z text/html fr JF Haït Les actus Facebook, Twitter, mais aussi l'entreprise ou le monde rural&hellip; Les réseaux sont partout et le Labex toulousain « SMS » va les étudier. Michel Grossetti, sociologue au LISST et porteur du projet, en explique les enjeux. <br />Le projet Structuration des Mondes Sociaux (SMS) porté par cinq laboratoires de l'Université Toulouse II – Le Mirail vient d'être labellisé Laboratoire d'excellence (Labex). Il vise à étudier les réseaux sociaux. Autrement dit, Facebook ? <br />Pas seulement ! Les réseaux sociaux, ce sont (&hellip;) - <a href="/-Les-actus-.html" rel="directory">Les actus</a> <img src="/IMG/arton352.jpg" alt="" align="right" width="485" height="322" class="spip_logos" /> <div class='rss_texte'><p class="spip">Facebook, Twitter, mais aussi l'entreprise ou le monde rural&hellip; Les réseaux sont partout et le Labex toulousain « SMS » va les étudier. <strong class="spip">Michel Grossetti</strong>, sociologue au LISST et porteur du projet, en explique les enjeux. <br /> <br /></p> <p class="spip"><strong class="spip">Le projet Structuration des Mondes Sociaux (SMS) porté par cinq laboratoires de l'Université Toulouse II – Le Mirail vient d'être labellisé Laboratoire d'excellence (Labex). Il vise à étudier les réseaux sociaux. Autrement dit, Facebook ?</strong></p> <p class="spip">Pas seulement ! Les réseaux sociaux, ce sont des ensembles de relations entre personnes, de nature très variable : liens familiaux, professionnels… Cela peut être aussi des liens entre des organisations ou des entreprises.</p> <p class="spip">A Toulouse, nous avons déjà une bonne expérience de l'analyse de certains de ces réseaux. Avec SMS, nous élargissons le spectre avec les compétences des laboratoires impliqués. Nous intégrons la manière dont les normes et les règles sont établies dans la société, les dispositifs techniques qui prennent une place croissante dans nos vies, la dimension géographique avec la notion de territoire…</p> <p class="spip">Ainsi, nous couvrons l'ensemble des phénomènes sociaux, dans lesquels les réseaux, qui étaient jusqu'à présent assez peu étudiés par nos disciplines, deviennent un sujet important, qu'il faut relier aux autres - les collectifs, groupes, classes sociales, etc.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Quelles thématiques seront abordées par SMS ?</strong></p> <p class="spip">Les supports de sociabilité comme Facebook - inévitablement ! - et plus largement les réseaux basés sur les TIC. Le monde s'en équipe de plus en plus. Il s'agit de savoir si cela a un effet sur la cohésion sociale, sur la ségrégation, sur l'accélération de phénomènes de diffusion d'information&hellip; Grâce à la dotation du Labex, nous pourrons faire des enquêtes fouillées sur les usages, sur des panels pouvant dépasser les 1000 utilisateurs.</p> <p class="spip">Nous nous explorerons également les réseaux, notamment économiques, qui se constituent avec les migrations, et ceux du monde scientifique et de l'innovation, qui évoluent beaucoup avec l'internationalisation des collaborations entre chercheurs.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Vous allez également vous intéresser au vieillissement&hellip;</strong></p> <p class="spip">Les sociologues de l'Université Toulouse II - Le Mirail travaillent déjà avec les médecins sur cette thématique qui constitue un pôle fort à Toulouse. Avec SMS, l'approche sera différente : nous allons suivre à intervalles réguliers une population de personnes âgées volontaires divisée en plusieurs tranches d'âge.</p> <p class="spip">Nous étudierons en particulier leur réseau de relations, qui diffère selon les classes sociales, et dont la richesse est un critère très important pour le maintien d'une bonne santé.</p> <p class="spip">Enfin, il faut mentionner deux autres thématiques : les rapports entre réseaux sociaux et structures de pouvoir, notamment au Moyen-Âge, et les réseaux dans le monde rural, qui représente une large partie de Midi-Pyrénées. Sur ce point, on constate que l'étalement urbain bouleverse les réseaux caractéristiques du monde rural - des réseaux plus denses parce que comme la population locale est moins nombreuse, les relations sont plus interconnectées. Nous allons étudier ce phénomène en détail.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Dans le projet scientifique de SMS, l'approche mathématique des réseaux est exclue. Pourquoi ?</strong></p> <p class="spip">Les modèles mathématiques sont utiles, mais il y a un risque à remplacer complètement l'étude empirique des phénomènes sociaux par des modèles mathématiques. En clair, on ne peut pas mettre la société en équations, notamment parce qu'il ne suffit pas d'agréger des comportements individuels pour parvenir à une explication des phénomènes sociaux.</p> <p class="spip">Ainsi, je pense qu'une partie de l'économie très largement basée sur les mathématiques qui est pratiquée aujourd'hui est sortie du champ des sciences sociales. Avec SMS, au contraire, nous privilégierons la démarche empirique.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Comment vos travaux sont-ils valorisés et comment diffusent-ils vers le public ?</strong></p> <p class="spip">La valorisation de nos travaux ne se traduit pas prioritairement par la production de richesses dans les entreprises, même si cela peut se faire dans certains domaines, comme la sociologie du travail et des organisations. Elle passe par la rédaction d'ouvrages et la participation au débat public et citoyen. Avec SMS, nous souhaitons structurer davantage et amplifier cette activité de diffusion.</p> <p class="spip">Pour répondre à la demande du grand public et de la presse, nous allons créer une « cellule d'interface », avec des chercheurs référents, et nous produirons des fiches de synthèse sur des questions de société. Nous ouvrirons aussi des lieux de débat. Mais attention, il ne s'agira pas de faire un café du commerce, ou de jouer les intellectuels médiatiques qui ont réponse à tout !</p> <p class="spip">Nous nous appuierons toujours sur les recherches réalisées dans le laboratoire et sur l'état des savoirs dans nos disciplines, et la diffusion se fera dans les deux sens. Les questions du public, en particulier, seront un objet de recherche. <br /></p> <p class="spip"><strong class="spip"> Propos recueillis par Jean-François Haït, pour KwantiK !</strong> <br /> <br /> <br /></p> <p class="spip"><strong class="caractencadre-spip spip"> Le Labex SMS</strong></p> <p class="spip">Doté de près de 7 millions d'euros, le Laboratoire d'excellence SMS (Structuration des mondes sociaux) regroupe cinq laboratoires associés à l'Université Toulouse II – Le Mirail :</p> <p class="spip"><img src="/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' alt="-" style='height:11px;width:8px;' class='' /> LISST (Laboratoire interdisciplinaire solidarités, sociétés, territoires), CNRS-UT2-EHESS</p> <p class="spip"><img src="/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' alt="-" style='height:11px;width:8px;' class='' /> FRAMESPA (France méridionale et Espagne : histoire des sociétés du moyen âge à l'époque contemporaine), CNRS-UT2</p> <p class="spip"><img src="/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' alt="-" style='height:11px;width:8px;' class='' /> CERTOP (Centre d'Etude et de Recherche Travail Organisation Pouvoir), CNRS-UT2-UT3</p> <p class="spip"><img src="/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' alt="-" style='height:11px;width:8px;' class='' /> Dynamiques rurales, UT2, INPT, Ministère de l'agriculture</p> <p class="spip"><img src="/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' alt="-" style='height:11px;width:8px;' class='' /> PLH (Patrimoine, Littérature, Histoire), UT2</p> <p class="spip">ainsi que des équipes d'autres laboratoires toulousains : LASSP (IEP Toulouse, sciences politiques), LEREPS (Université de Toulouse 1, économie), équipes IODA et MEDIATION de l'INRA-AGIR (économie, sociologie) et des membres de l'IRIT (Toulouse 3, INP et CNRS, informatique) et du LERASS (information et communication). Le Labex SMS totalise près de 400 permanents.</p></div> <div class='rss_ps'>Michel Grossetti, sociologue au LISST à Toulouse, est le porteur du Labex "SMS". Crédit : Jean-François Haït, pour KwantiK !</div> Biocenys : des ruches en entreprise pour protéger la biodiversité /Biocenys-des-ruches-en-entreprise-353.html /Biocenys-des-ruches-en-entreprise-353.html 2012-04-02T12:36:02Z text/html fr JF Haït Transfert ! Créée par Emmanuelle Parache, cette nouvelle entreprise toulousaine propose l'apiculture « clés en main » aux entreprises soucieuses de développement durable. <br />« La biodiversité pénètre le monde économique. Car les entreprises se rendent compte que préserver cette biodiversité est davantage un investissement qu'un coût », souligne Emmanuelle Parache. <br />C'est pourquoi cette toulousaine, qui fut notamment directrice marketing d'une entreprise de Midi-Pyrénées dans le secteur du photovoltaïque, a réfléchi à (&hellip;) - <a href="/-Success-Story-.html" rel="directory">Transfert !</a> <img src="/IMG/arton353.jpg" alt="" align="right" width="484" height="337" class="spip_logos" /> <div class='rss_texte'><p class="spip"><strong class="spip">Créée par Emmanuelle Parache, cette nouvelle entreprise toulousaine propose l'apiculture « clés en main » aux entreprises soucieuses de développement durable.</strong></p> <p class="spip"><i class="spip"> « La biodiversité pénètre le monde économique. Car les entreprises se rendent compte que préserver cette biodiversité est davantage un investissement qu'un coût »</i>, souligne Emmanuelle Parache.</p> <p class="spip">C'est pourquoi cette toulousaine, qui fut notamment directrice marketing d'une entreprise de Midi-Pyrénées dans le secteur du photovoltaïque, a réfléchi à une offre concrète et immédiatement identifiable, pour les entreprises qui souhaiteraient agir.</p> <p class="spip">Elle a choisi les abeilles. Outre leur rôle majeur dans pollinisation, avec un impact direct sur la production agricole, ces insectes sont le témoin emblématique des atteintes à l'environnement, présentant notamment une très grande sensibilité aux pesticides, comme le prouvent des travaux récents.</p> <p class="spip">Et aujourd'hui, l'apiculture connaît un réel engouement. La nouvelle société, <strong class="spip">Biocenys</strong>, propose donc l'implantation de ruches sur les sites des entreprises.</p> <p class="spip"><span class='spip_document_178 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:171px;' > <img src='/local/cache-vignettes/L171xH236/eparacheR-479c6.jpg' width='171' height='236' alt="Emmanuelle Parache, fondatrice de Biocenys. Crédit : DR" title="Emmanuelle Parache, fondatrice de Biocenys. Crédit : DR" style='height:236px;width:171px;' class='' /></span>Les clients potentiels ? <i class="spip">« Principalement les grands groupes qui ont déjà des stratégies de développement durable, mais manquent parfois d'idées dans les actions à réaliser. Bien sûr, il est possible de faire du reboisement au Brésil. Mais ce que nous proposons, ce sont des solutions proches du site de l'entreprise, avec un fort ancrage territorial. »</i></p> <p class="spip"><strong class="spip">Du miel comme cadeau d'entreprise</strong></p> <p class="spip">Le projet fait intervenir un réseau d'apiculteurs d'abord en Midi-Pyrénées puis ensuite au niveau national, qui agiront comme prestataires. La solution « clé en mains » prévoit, pour environ 6000 euros par an, l'implantation de trois ruches sur le site de l'entreprise et leur entretien régulier.</p> <p class="spip">Et, suprême gourmandise : la récolte du miel. Celle-ci fera l'objet d'un événement impliquant les salariés, les clients, etc. Les pots de miel récolté, frappés du logo de l'entreprise, pourront constituer des cadeaux originaux. Enfin, la sensibilisation à la biodiversité sera assurée.</p> <p class="spip">Sur mesure, des formations plus poussées seront proposées sur ce thème, ou encore des visites de mielleries. Et d'autres implantations sont déjà à l'étude : « hôtels à insectes » (des nichoirs ou plusieurs espèces peuvent venir se réfugier), plantes mellifères&hellip; Pour l'heure, Emmanuelle Parache se fixe comme objectif « l'implantation de deux ruches par mois jusqu'à fin 2013 ». <br /> <br /></p> <p class="spip"><strong class="spip">Jean-François Haït, pour KwantiK !</strong> <br /></p> <p class="spip"><strong class="caractencadre-spip spip">Contact : Emmanuelle Parache : 06 42 57 63 67</strong></p></div> <div class='rss_ps'>Crédit : Don Hankins, sous licence Creative Commons. Certains droits réservés.</div> Semaine du développement durable : au fil de l'eau /Semaine-du-developpement-durable-354.html /Semaine-du-developpement-durable-354.html 2012-03-30T17:36:49Z text/html fr JF Haït Agenda Du Jardin Raymond VI, à Empalot, en passant par Arnaud Bernard, Roseraie/Jolimont, Bellefontaine/Monlong/Reynerie et le Muséum d'histoire naturelle&hellip; La Semaine du développement durable du Grand Toulouse invite à une promenade sur le thème de l'eau pour sensibiliser sur le caractère précieux de cette ressource naturelle. <br />Au programme, de multiples animations gratuites : balades, conférences, expositions, films et débat, et visite de deux équipements toulousains : l'usine de production d'eau potable (&hellip;) - <a href="/-Agenda-.html" rel="directory">Agenda</a> <img src="/IMG/arton354.jpg" alt="" align="right" width="177" height="216" class="spip_logos" /> <div class='rss_texte'><p class="spip">Du Jardin Raymond VI, à Empalot, en passant par Arnaud Bernard, Roseraie/Jolimont, Bellefontaine/Monlong/Reynerie et le Muséum d'histoire naturelle&hellip; <strong class="spip">La Semaine du développement durable</strong> du Grand Toulouse invite à une promenade sur le thème de l'eau pour sensibiliser sur le caractère précieux de cette ressource naturelle.</p> <p class="spip">Au programme, de multiples animations gratuites : balades, conférences, expositions, films et débat, et visite de deux équipements toulousains : l'usine de production d'eau potable de Pech David et l'usine de traitement des eaux usées de Ginestous.</p> <p class="spip"><a href="http://www.toulouse.fr/cadre-vie/actualite/lire/-/journal_content/56_INSTANCE_3iH6/10128/9942831" class="spip_out">Le programme complet</a></p></div> Rover Curiosity : de la Ville Rose à la planète rouge /Rover-Curiosity-de-la-Ville-Rose-a-350.html /Rover-Curiosity-de-la-Ville-Rose-a-350.html 2011-11-23T09:31:55Z text/html fr JF Haït Les actus Samedi 26 novembre, la mission Mars Science Laboratory (MSL) doit s'envoler du pas de tir de Cap Canaveral (Floride) à destination de Mars. A son bord, le rover martien Curiosity, qui emporte deux instruments français, dont ChemCam, conçu à Toulouse. <br />C'est un morceau de la recherche scientifique toulousaine qui va décoller le 26 novembre de Cap Canaveral, en Floride, avec la mission Mars Science Laboratory. Celle-ci transporte le rover Curiosity, un engin de 850 kg gros comme une voiture, qui (&hellip;) - <a href="/-Les-actus-.html" rel="directory">Les actus</a> <img src="/IMG/arton350.jpg" alt="" align="right" width="946" height="710" class="spip_logos" /> <div class='rss_chapo'>Samedi 26 novembre, la mission Mars Science Laboratory (MSL) doit s'envoler du pas de tir de Cap Canaveral (Floride) à destination de Mars. A son bord, le rover martien Curiosity, qui emporte deux instruments français, dont ChemCam, conçu à Toulouse.</div> <div class='rss_texte'><p class="spip">C'est un morceau de la recherche scientifique toulousaine qui va décoller le 26 novembre de Cap Canaveral, en Floride, avec la mission <a href="http://smsc.cnes.fr/MSL/Fr/index.htm" class="spip_out">Mars Science Laboratory</a>. Celle-ci transporte le rover Curiosity, un engin de 850 kg gros comme une voiture, qui devrait se poser dans le cratère martien Gale en août 2012, après neuf mois de trajet et un atterrissage aux allures de numéro de haute voltige (voir vidéo). Sa mission : déterminer si la vie a pu exister sur Mars, et en savoir davantage sur la géologie de la planète et son climat.</p> <p class="spip">A son bord, dix instruments, dont ChemCam et SAM-GC, développés sous l'égide du Cnes, qui signent une importante contribution française à la mission. <a href="http://www.msl-chemcam.com" class="spip_out">Chemcam</a> a été imaginé à Toulouse par l'astrophysicien Sylvestre Maurice et les équipes de l'IRAP (Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie). Quant à <a href="http://sam.projet.latmos.ipsl.fr" class="spip_out">SAM-GC,</a> il est issu du Laboratoire Atmosphères, Milieux, Observations Spatiales (LATMOS), en région parisienne.</p> <p class="spip">Mais la contribution toulousaine ne s'arrête pas là. Les données de Curiosity seront en effet partagées entre plusieurs centres d'opérations américains et un français, créé spécialement au sein du Cnes de Toulouse : le FIMOC (pour French Instruments Mars Operation Center), qui transmettra également les instructions destinées à ChemCam et SAM-GC. Tous les deux vont jouer un rôle majeur dans la recherche de molécules organiques à la surface de la planète rouge.</p> <p class="spip"><strong class="spip"> Laser martien </strong></p> <p class="spip"><i class="spip">« Pour savoir si les conditions à la surface de Mars ont pu être favorables à la vie, il y a 3,5 milliards d'années, il nous faut chercher des traces d'éléments nécessaires à celle-ci comme le carbone, le soufre et l'hydrogène, des gaz comme le méthane</i>, explique Alain Gaboriaud, chef de projet des instruments français de Mars Science Laboratory au Cnes. <i class="spip">Et pour cela, nous allons repérer les sites les plus intéressants grâce à ChemCam ».</i></p> <p class="spip">Comment ? Sur le mât du rover (Mast Unit) conçu par l'IRAP, une caméra reliée à un télescope permet d'observer les roches les plus intéressantes à quelques mètres de distance. Puis, un tir laser parti du télescope vaporise une fine pellicule de la surface de la roche sélectionnée : la fusion du matériau crée un plasma - gaz extrêmement chaud - dont la lumière est ensuite enregistrée et analysée à distance en spectroscopie dans les longueurs d'ondes de l'ultraviolet et du visible, révélant ainsi sa composition chimique.</p> <p class="spip"><strong class="spip"> Cuisson au four</strong></p> <p class="spip">Une fois l'intérêt du site confirmé, c'est au tour de l'instrument SAM (pour Sample Analysis at Mars) d'entrer en scène. Avec ses quelque 36 kg, ce laboratoire embarqué représente environ la moitié de la charge utile du rover. Capturé par le bras de Curiosity, les échantillons de sol et de sous-sol sont introduits dans des petits fours et transformés en gaz à une chaleur de 1.000°C. Le gaz circule ensuite à travers plusieurs instruments, dont le chromatographe en phase gazeuse (SAM-GC) conçu par le LATMOS.</p> <p class="spip"><i class="spip">« Le SAM-GC permet de séparer les différents composés chimiques en faisant circuler le gaz dans de petits tuyaux ou capillaires, qui contiennent un polymère sensible à certaines molécules. Chaque capillaire étant différent selon les molécules que l'on recherche, cela permet ainsi de les trier »</i>, souligne Alain Gaboriaud.</p> <p class="spip">Une fois ce tri effectué, les autres instruments qui composent SAM, permettront de mettre en évidence la présence de composés chimiques révélateurs de conditions favorables à l'existence d''une vie passée sur Mars. Un préalable nécessaire à la véritable recherche d'une forme de vie, passée ou présente, qui sera réalisée par les prochaines missions d'exploration de Mars. <br /> <br /></p> <p class="spip"><strong class="spip">Simon Castéran, pour Kwantik !</strong> <br /> <br /> <br /></p> <object style="height: 292px; width: 485px"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/1HT7Tc6h2TM?version=3&feature=player_detailpage"><param name="allowFullScreen" value="true"><param name="allowScriptAccess" value="always"><embed src="http://www.youtube.com/v/1HT7Tc6h2TM?version=3&feature=player_detailpage" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowScriptAccess="always" width="485" height="292"></object></div> <div class='rss_ps'>Le rover MSL/Curiosity dans une salle blanche du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa à Pasadena, Californie. On voit à gauche le mât qui supporte le télescope et le laser de Chemcam, et à droite le dispositif articulé qui permet de prélever un échantillon pour l'amener vers le laboratoire SAM. Crédit : Nasa</div> X'Plorair : la voiture prend son envol /X-Plorair-la-voiture-prend-son-347.html /X-Plorair-la-voiture-prend-son-347.html 2011-11-07T18:15:14Z text/html fr JF Haït Transfert ! Michel Aguilar, un ingénieur toulousain, est le porteur d'un aéronef monoplace à décollage vertical. Au stade de la recherche et développement, la DGA a décidé d'apporter 1,5 Meuros au projet. <br />C'est l'histoire d'un fantasme qui pourrait devenir réalité d'ici à 2017. On pensait pourtant que les voitures qui volent étaient l'apanage de la littérature du cinéma de science fiction, de Star Wars au Cinquième Elément. Mais un toulousain, Michel Aguilar, ingénieur et ancien militaire de carrière dans l'armée de (&hellip;) - <a href="/-Success-Story-.html" rel="directory">Transfert !</a> <img src="/IMG/arton347.jpg" alt="" align="right" width="483" height="323" class="spip_logos" /> <div class='rss_chapo'>Michel Aguilar, un ingénieur toulousain, est le porteur d'un aéronef monoplace à décollage vertical. Au stade de la recherche et développement, la DGA a décidé d'apporter 1,5 Meuros au projet.</div> <div class='rss_texte'><p class="spip">C'est l'histoire d'un fantasme qui pourrait devenir réalité d'ici à 2017. On pensait pourtant que les voitures qui volent étaient l'apanage de la littérature du cinéma de science fiction, de Star Wars au Cinquième Elément. Mais un toulousain, Michel Aguilar, ingénieur et ancien militaire de carrière dans l'armée de l'air, s'est mis en quête de réaliser ce rêve d'enfant.</p> <p class="spip"><i class="spip">« Très jeune, j'étais abonné à Spirou et fasciné par la « Zorglumobile » avec ses quatre réacteurs et son décollage vertical ! Depuis, le mythe d'Icare m'est resté chevillé au corps »</i>, raconte t-il.</p> <p class="spip">En 2002, il prend sa retraite anticipée et entend profiter de son temps pour mettre en forme cette idée d'un véhicule personnel à décollage vertical, sans hélices et sans réacteurs encombrants. Comment faire ?</p> <p class="spip"><i class="spip">« A l'Ensica, où j'ai fait mes études à la fin des années 70, j'avais découvert un phénomène physique bien connu dans le milieu de l'aéronautique : l'effet <i class="spip">« Coandă »</i>. J'ai eu l'idée d'en exploiter le mécanisme »</i>, précise Michel Aguilar.</p> <p class="spip">L'<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Coand%C4%83" class="spip_out">effet « Coandă »</a>, de quoi s'agit t-il ? <i class="spip">« Prenez une feuille de papier A4 et tenez la entre deux mains par le haut et dans la longueur. Elle se gondole, naturellement. Maintenant, soufflez dessus : paradoxalement, la feuille va se relever ! »</i>, expose l'ingénieur, très pédagogue. <br /> <br /></p> <object style="height: 390px; width: 640px"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/S-SAQtODAQw?version=3&feature=player_detailpage"><param name="allowFullScreen" value="true"><param name="allowScriptAccess" value="always"><embed src="http://www.youtube.com/v/S-SAQtODAQw?version=3&feature=player_detailpage" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowScriptAccess="always" width="640" height="360"></object> <br /> <br /> <br /> <p class="spip"><strong class="spip"> Un concept-car aérien et écologique</strong></p> <p class="spip">Le projet de l'« X'Plorair » nait. Dans le principe, ce petit aéronef va disposer de petites ailes à l'intérieur desquelles seront intégrées des thermoréacteurs particulièrement petits. Ces derniers vont souffler directement sur un aileron mobile situé un peu en arrière et au dessous.</p> <p class="spip"><span class='spip_document_177 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:320px;' > <img src='/local/cache-vignettes/L320xH180/XplorairMaquetteR-12f65.jpg' width='320' height='180' alt="X'Plorair pourra décoller verticalement grâce à la poussée exercée sur ses ailerons (en blanc) par de petits thermoréacteurs logés dans les ailes. Crédit photo : Patrick Dumas" title="X'Plorair pourra décoller verticalement grâce à la poussée exercée sur ses ailerons (en blanc) par de petits thermoréacteurs logés dans les ailes. Crédit photo : Patrick Dumas" style='height:180px;width:320px;' class='' /></span>Grâce à l'effet Coandă, une portance se créera perpendiculairement à cet aileron tournant. La force obtenue fera donc décoller verticalement l'engin. Après le décollage, d'autres réacteurs, situés à l'arrière, pourront propulser X'plorair vers l'avant, de manière classique.</p> <p class="spip"><i class="spip">« Le thermoréacteur pourra fonctionner avec des biocarburants, notamment ceux qui sont à base d'algues : leur pouvoir calorifique est aussi important que le pétrole »</i>, explique l'inventeur toulousain. Ces huiles étant sensibles à la température, l'altitude sera limitée à 2 500 mètres.</p> <p class="spip">Quant à la vitesse, en montée elle sera de l'ordre de 8 m/s, et le déplacement horizontal sera de 200 km/h - 600 km/h en pointe - compte-tenu de la consommation prévue, 15l/100 km, à comparer aux 40l/100km pour un hélicoptère monoplace. L'autonomie sera au maximum de 500 km.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Un laboratoire du CNRS et une PME dans la boucle</strong></p> <p class="spip">Pour l'heure, il s'agit de valider l'innovation constituée essentiellement par les thermoréacteurs. L'enjeu technologique se situe au niveau du type de combustion, qui se fera à volume constant, et non à pression constante comme dans toute l'aviation.</p> <p class="spip">Naturellement, le développement et la validation d'une telle technologie n'est pas à la portée de toutes les bourses. Le toulousain a convaincu un laboratoire du CNRS, « P Prime », basé à Poitiers, la PME toulousaine Comat Aerospace et « un grand motoriste européen » de s'associer à un projet de R&D sur trois ans.</p> <p class="spip">Pari gagné : dans le cadre de son programme « Rapid », qui vise au financement de technologies innovantes portées par des PME, la DGA (Direction générale de l'armement) a décidé, le 27 décembre 2010, d'apporter 1,5 Meuros au budget. Soit une très large part de celui-ci.</p> <p class="spip">A compter de 2013, si le concept de thermoréacteur a fait ses preuves, la construction du premier prototype pourra démarrer. Dans cet objectif, l'inventeur toulousain entend d'ores et déjà solliciter un programme européen, « Pioneering », qui, justement, finance le développement de véhicules monoplaces. En parallèle, il planche déjà pour créer un autre consortium visant à décliner l'X'Plorair sous forme de drone.</p> <p class="spip">In fine, un premier vol de l'X'Plorair est envisagé en 2017 par Michel Aguilar, qui imagine déjà nombre de ses engins parcourir les premières « rues aériennes » à l'horizon 2020-2030 ! <br /></p> <p class="spip"><strong class="spip"> Frédéric Dessort</strong></p></div> <div class='rss_ps'>Michel Aguilar et la maquette d'Xplorair, la voiture volante de son invention. Crédit photo : Patrick Dumas, pour KwantiK !</div> « On ne connaît que la moitié de la grotte de Lascaux » /On-ne-connait-que-la-moitie-de-la-346.html /On-ne-connait-que-la-moitie-de-la-346.html 2011-11-07T14:23:50Z text/html fr JF Haït Les actus En France, l'étude de l'art pariétal du Paléolithique supérieur (-40.000/-11.000 av. J.C) est en perte de vitesse. Sites fermés, manque de moyens et de chercheurs caractérisent aujourd'hui l'une des spécialités de la recherche française en archéologie. Kwantik ! a rencontré Carole Fritz de l'équipe Traces (CNRS/Université Toulouse-Le Mirail), cofondatrice du Centre de Recherche et d'Etudes pour l'Art Préhistorique - Emile Cartailhac (CREAP). <br />Aujourd'hui, reste-t-il encore quelque chose à découvrir sur (&hellip;) - <a href="/-Les-actus-.html" rel="directory">Les actus</a> <img src="/IMG/arton346.jpg" alt="" align="right" width="487" height="330" class="spip_logos" /> <div class='rss_texte'><p class="spip">En France, l'étude de l'art pariétal du Paléolithique supérieur (-40.000/-11.000 av. J.C) est en perte de vitesse. Sites fermés, manque de moyens et de chercheurs caractérisent aujourd'hui l'une des spécialités de la recherche française en archéologie. Kwantik ! a rencontré <strong class="spip">Carole Fritz</strong> de l'équipe Traces (CNRS/Université Toulouse-Le Mirail), cofondatrice du Centre de Recherche et d'Etudes pour l'Art Préhistorique - Emile Cartailhac (<a href="http://www.creap.fr" class="spip_out">CREAP</a>).</p> <p class="spip"><span class='spip_document_176 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:200px;' > <img src='/local/cache-vignettes/L200xH201/CaroleFritz-fbe32.jpg' width='200' height='201' alt="Carole Fritz. Crédit DR" title="Carole Fritz. Crédit DR" style='height:201px;width:200px;' class='' /></span><strong class="spip">Aujourd'hui, reste-t-il encore quelque chose à découvrir sur l'art pariétal ?</strong></p> <p class="spip">Énormément de choses ! Par exemple, on ne connaît aujourd'hui que la moitié de la grotte de Lascaux ! Les seuls relevés qui en ont été faits sont dus à l'abbé André Glory entre 1952 et 1963. C'est un bon travail, mais qui ne correspond plus aux attentes de la recherche actuelle.</p> <p class="spip">Nous travaillons principalement à partir de livres et de photographies, alors qu'il nous faudrait retourner dans des grottes comme Lascaux, faire des relevés graphiques des parois ornées. Cela vaut mieux que le flash d'un appareil photo, qui « écrase » l'image de la paroi. Quand on observe des ornements ou des reliefs à la lumière d'une bougie, d'autres détails se révèlent !</p> <p class="spip"><strong class="spip">Que peuvent nous apprendre ces grottes sur nos lointains ancêtres ?</strong></p> <p class="spip">Ce qui nous intéresse au CREAP, c'est de comprendre pourquoi la gamme thématique des représentations, comme les bisons, les chevaux et les bouquetins, est restée la même&hellip; pendant 30.000 ans ! Si le choix de représenter ces animaux n'a pas varié pendant tout ce temps, c'est parce qu'il s'appuyait sur des structures sociales stables.</p> <p class="spip">Grâce aux études de correspondances stylistiques d'une grotte à l'autre entre plusieurs représentations d'un animal, par exemple de l'Aquitaine au nord de l'Espagne en passant par le Midi-Pyrénées, on peut ainsi mettre en évidence les circulations de populations et leurs échanges culturels.</p> <p class="spip"><strong class="spip"> Que pensez-vous de l'annonce de l'archéologue américain Jess Cooney, de l'université de Cambridge, qui affirme que certaines figures simples (tracés digitaux) relevés dans la grotte de Rouffignac (Dordogne) ont pu être faites par des enfants entre 3 et 7 ans ?</strong></p> <p class="spip">C'est un effet d'annonce ! Et un vieux sujet, qui revient fréquemment. Cela fait des années qu'on étudie les tracés digitaux, et rien ne peut déterminer que cela a été fait par des enfants. Alors, parce que c'est une figure simple, ce serait forcément fait par un enfant ? Nous savons très bien que ce type de dessin existe dans les sociétés dites « primitives » encore aujourd'hui, où ils sont aussi produits par des adultes.</p> <p class="spip">Tout dépend du statut que vous donnez à ce dessin : dans la pratique de l'art pariétal, l'interaction entre ce dessin et le reste des figures sur la paroi est complexe. Nous devons encore travailler dessus !</p> <p class="spip"><strong class="spip">Comment alors en apprendre plus ?</strong></p> <p class="spip">Il faut établir un corpus des représentations, faire des relevés graphiques sur le terrain et former des équipes. Cela coûte cher et cela prend du temps ! Or, nous manquons de moyens. Cela fait ainsi 14 ans que l'on travaille sur la <a href="http://www.creap.fr/Marsoulas-3D.htm" class="spip_out">grotte ornée de Marsoulas</a>, en Haute-Garonne&hellip;</p> <p class="spip">Aujourd'hui, je suis la seule chercheuse du CNRS sur tout le territoire national à me consacrer à l'art paléolithique. Et au CREAP, nous n'avons aucun chercheur titulaire : la majorité sont de jeunes thésards et post-doctorants, qui cherchent des postes d'enseignants ou se réorientent. Quant aux chercheurs associés au CREAP, ils ont souvent un emploi à côté, comme artiste ou réalisateur de documentaires&hellip; <br /> <br /></p> <p class="spip"><strong class="spip"></p> <p class="spip">Propos recueillis par Simon Castéran, pour Kwantik !</strong> <br /> <br /> <br /> <br /></p> <p class="spip"><strong class="caractencadre-spip spip">ARIANE : la préhistoire par l'image</strong></p> <p class="spip">Afin d'aider les jeunes chercheurs de l'université de Toulouse - Le Mirail dans leur travail de documentation, la base de données ARIANE (pour Art Rupestre : Iconographie et Archéologie par Navigation Electronique) a été développée par Georges Sauvet, un chercheur associé du CREAP. Elle permet de naviguer à travers plus de 16.000 images d'art pariétal et de mobilier issus de 369 sites d'art et de plus 500 gisements européens. Partant d'un plan de la grotte, l'usager zoome sur les parois où sont répertoriées les figures d'art pariétal, auxquelles sont attachées un descriptif bibliographique.</p> <p class="spip">En plus de la numérisation de la documentation (livres, photographies), ARIANE est nourrie par le travail des thésards du CREAP. Cela permet notamment de faire un travail statistique direct : ainsi, l'analyse factorielle de correspondances permet de comparer les caractéristiques d'un même objet sur différentes grottes de France, d'Espagne, d'Europe centrale et de Russie.</p></div> <div class='rss_ps'>Capture d'écran de la base de données ARIANE : détail de la grotte de Bédeilhac (Ariège), avec la notice bibliographique associée. Crédit : Georges Sauvet.</div> « Parler du genre à l'école traduit les avancées de la recherche » /Parler-du-genre-a-l-ecole-traduit-345.html /Parler-du-genre-a-l-ecole-traduit-345.html 2011-11-07T11:47:45Z text/html fr JF Haït La une Familles homoparentales et questions de genre seront désormais abordées au lycée. Jacqueline Martin, professeure d'économie sociale à l'Université de Toulouse II-Le Mirail, décrypte la polémique que cette avancée suscite. <br />On a appris fin octobre que les manuels scolaires des terminales littéraires vont évoquer la famille homoparentale à partir de la rentrée 2012, au même titre que la famille adoptive, biologique, monoparentale, etc. Que traduit cette intégration, sur le plan social ? <br />Cette évolution (&hellip;) - <a href="/-La-une-.html" rel="directory">La une</a> <img src="/IMG/arton345.jpg" alt="" align="right" width="487" height="297" class="spip_logos" /> <div class='rss_texte'><p class="spip">Familles homoparentales et questions de genre seront désormais abordées au lycée. <strong class="spip">Jacqueline Martin</strong>, professeure d'économie sociale à l'Université de Toulouse II-Le Mirail, décrypte la polémique que cette avancée suscite. <br /> <br /></p> <p class="spip"><strong class="spip">On a appris fin octobre que les manuels scolaires des terminales littéraires vont évoquer la famille homoparentale à partir de la rentrée 2012, au même titre que la famille adoptive, biologique, monoparentale, etc. Que traduit cette intégration, sur le plan social ?</strong></p> <p class="spip">Cette évolution des manuels scolaires traduit les avancées de la recherche sur la question de la parentalité et sur la diversité des familles dans la société actuelle : il existe une parenté sociale, biologique, adoptive, et même homoparentale.</p> <p class="spip">Pour preuve, le tribunal de Bayonne a rendu le 2 novembre un jugement sur la reconnaissance d'une autorité parentale partagée dans un couple de femmes homosexuelles. Ce jugement, qui va faire jurisprudence, montre qu'on peut exercer la parentalité avec deux personnes du même sexe.</p> <p class="spip"><strong class="spip"> Cela fait suite à la polémique du genre dans les manuels scolaires, qui a conduit certains représentants de l'enseignement privé catholique et 80 députés UMP à demander le retrait de ces manuels. Tout d'abord, comment définissez-vous le genre ?</strong></p> <p class="spip">Selon la définition générale acceptée dans la recherche universitaire, le genre est l'étude des rapports sociaux entre hommes et femmes, qui sont porteurs d'inégalités car ancrés dans un système de domination. Mais ces rapports hommes-femmes peuvent se modifier car ils sont dans un système hiérarchique, organisé et socialement construit.</p> <p class="spip">La suprématie masculine n'est donc pas naturelle, comme le prône le naturalisme hérité du siècle des Lumières qui assimile le sexe biologique à ce qui relève du masculin et du féminin.</p> <p class="spip"><strong class="spip">D'où vient cette notion de genre ?</strong></p> <p class="spip">C'est une anthropologue féministe américaine, Gayle Rubin, qui l'a évoquée pour la première fois en 1975. Les « gender studies », comme outil de critique du concept de sexe, ont d'abord été développées dans les pays anglo-saxons. Ce sont les revendications portées par le mouvement social des femmes qui à l'époque ont interpellé les chercheuses – qui se sont alors intéressées aux rapports sociaux hommes-femmes.</p> <p class="spip">Cette notion du genre a été acceptée en France à partir des années 90, notamment à partir de l'article « Penser le genre » de Christine Delphy en 1991, sociologue et chercheure au CNRS. Mais on en parlait déjà, dès les années 80.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Le genre est-il enseigné en France ?</strong></p> <p class="spip">La recherche sur le genre existe dans de nombreuses disciplines : sociologie, économie, histoire, littérature… Mais l'enseignement du genre a des difficultés à se développer dans les universités françaises, où subsiste une résistance justement à cause de cette bi-catégorisation hommes-femmes née du naturalisme qui imprègne encore notre société actuelle.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Que disent exactement les manuels scolaires de SVT des classes de 1ère, remaniés dernièrement ?</strong></p> <p class="spip">Ce qui apparait aujourd'hui dans ces manuels, ce sont des chapitres sur « Devenir homme ou femme », qui distingue le sexe biologique de l'identité sexuelle étant, elle, une construction sociale. Or, ce ne sont pas des groupes de pression féministes qui ont induit ce changement dans les manuels scolaires ; c'est une commission pédagogique composée de professeurs, d'inspecteurs et de parents d'élèves chargée tous les cinq ans de réformer le contenu pour y insérer les avancées de la recherche dans toutes les disciplines.</p> <p class="spip">Ceux qui s'opposent à cette intégration ne connaissent rien aux théories du genre, multiples selon les disciplines : en pensant attaquer une idéologie, c'est leur propre idéologie – la naturalité des sexes – qu'ils mettent en avant.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Quels sont les enjeux derrière cette polémique ?</strong></p> <p class="spip">Ce qui gêne les opposants au genre, ce ne sont pas les inégalités homme-femme sur lesquelles un consensus existe aujourd'hui ; c'est la question de l'homosexualité, et notamment la possibilité de pouvoir affirmer son orientation sexuelle. En effet, si l'hétérosexualité est définie comme une norme, c'est donc une construction, par conséquent elle n'est pas naturelle ! Ce qui induit que l'homosexualité devienne seulement hors norme, et non pathologique.</p> <p class="spip">Par conséquent, on ne peut plus justifier les discriminations envers les personnes homosexuelles en matière de mariage ou de filiation. Les enjeux sont évidemment politiques, et ces débats sur les droits des couples homosexuels vont ressortir pendant les élections présidentielles.</p> <p class="spip">Mais les enjeux sont aussi pédagogiques : si les pédagogues ont introduit dans les manuels scolaires cette notion de construction de l'identité sexuelle qui n'est plus seulement due à l'anatomie, c'est aussi pour répondre aux souffrances des jeunes qui culpabilisent sur une orientation sexuelle encore considérée comme pathologique, notamment chez ces opposants-là.</p> <p class="spip"><strong class="spip"> Vous venez de prendre votre retraite. Quel regard portez-vous sur les études de genre à Toulouse et sur votre apport personnel dans ce domaine ?</strong></p> <p class="spip">A Toulouse, nous avons été pionniers dans les études de genre dans les années 70, 80 et 90. J'ai participé à la création du premier laboratoire de recherche sur le femmes en 1979, ce qui nous a notamment permis d'organiser un premier grand colloque à Toulouse en 1982 sur les femmes, féminisme et recherche. Nous avons obtenu la création d'un poste d'études féministes à Toulouse en 1985 puis d'un DESS en politique sociale et rapports sociaux de sexe en 1991.</p> <p class="spip">Je me suis beaucoup impliquée dans l'équipe <a href="http://w3.simone.univ-tlse2.fr/spip/article.php3?id_article=34" class="spip_out">Simone SAGESSE</a> créée en 1986, destinée à continuer la recherche dans toutes les disciplines sur les questions de genre. Un engagement primordial puisqu'il faut transmettre aux jeunes tout le savoir accumulé sur les différences hommes-femmes.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Aujourd'hui, quel est l'état de la recherche universitaire sur le genre ?</strong></p> <p class="spip">Les acquis sont difficiles à maintenir au sein des programmes universitaires, à cause des départs à la retraite et les études sur ces questions ne paraissent pas toujours indispensables. Pourtant, la demande sociale sur les questions d'inégalités homme-femme croît de plus en plus.</p> <p class="spip">Ainsi, des entreprises, des associations, des institutions ou des collectivités locales nous demandent de venir faire des conférences ou tenir des formations, en particulier depuis 2000 et la loi sur la parité. Les questions les plus abordées ? L'égalité professionnelle, notamment salariale, la place des femmes en politique, et les stéréotypes dans les livres pour la jeunesse. <br /></p> <p class="spip"><strong class="spip">Propos recueillis par Agnès Baritou, pour KwantiK !</strong> <br /> <br /> <br /></p> <p class="spip"><strong class="caractencadre-spip spip">Jacqueline Martin, une carrière au service des études sur le genre</strong></p> <p class="spip">Distinguée lors de la Novela 2011 pour la qualité de ses travaux, Jacqueline Martin est professeure d'économie sociale à l'Université du Mirail depuis 1972 – jusqu'à cette année puisqu'elle vient de prendre sa retraite. Elle a participé à la création de plusieurs laboratoires de recherche : le GRIEF (Groupe de recherche interdisciplinaire d'études des femmes) en 1979, l'équipe Simone en 1986 qui deviendra <a href="http://w3.simone.univ-tlse2.fr/spip/article.php3?id_article=34" class="spip_out">Simone-SAGESSE</a> (Savoirs, genre et rapports sociaux de sexe) en 1999. Elle a pris la tête d'ARPEGE (Approche pluridisciplinaire du genre) de 2008 à 2011, fédération de recherches sur le genre qui compte aujourd'hui 60 chercheurs-es et 40 doctorant-es impliqué-es dans des séminaires, journées d'étude et colloques.</p></div> <div class='rss_ps'>Jacqueline Martin a consacré sa carrière universitaire aux études de genre. Crédit : DR</div> I3M : La réalité virtuelle au service de l'aéronautique /I3M-La-realite-virtuelle-au-341.html /I3M-La-realite-virtuelle-au-341.html 2011-07-25T13:48:45Z text/html fr JF Haït Les actus S'immerger dans un univers virtuel pour mieux apprendre à réparer un avion ou à sauter en parachute : tel est l'objectif des deux dernières innovations technologiques de la PME toulousaine i3M. <br />Plus besoin de manettes pour jouer aux jeux vidéos, depuis l'automne 2010 : grâce à la technologie Kinect développée par Microsoft pour sa console de jeux Xbox 360, on peut jouer au tennis ou imiter des mouvements de gym devant son écran grâce à ce périphérique détecteur de mouvement. <br />La PME i3M, créée en 1996 (&hellip;) - <a href="/-Les-actus-.html" rel="directory">Les actus</a> <img src="/IMG/arton341.jpg" alt="" align="right" width="487" height="274" class="spip_logos" /> <div class='rss_chapo'>S'immerger dans un univers virtuel pour mieux apprendre à réparer un avion ou à sauter en parachute : tel est l'objectif des deux dernières innovations technologiques de la PME toulousaine i3M. </div> <div class='rss_texte'><p class="spip">Plus besoin de manettes pour jouer aux jeux vidéos, depuis l'automne 2010 : grâce à la technologie Kinect développée par Microsoft pour sa console de jeux Xbox 360, on peut jouer au tennis ou imiter des mouvements de gym devant son écran grâce à ce périphérique détecteur de mouvement.</p> <p class="spip">La PME i3M, créée en 1996 et spécialisée dans l'ingénierie multimédia auprès des secteurs aéronautique, industriel, santé et défense, a vu dans cette nouvelle technologie une opportunité à transférer dans le monde industriel.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Faire les bons gestes en maintenance aéronautique</strong></p> <p class="spip"><i class="spip">« Le domaine de la maintenance aéronautique, très réglementé aujourd'hui, est un terrain particulièrement favorable pour le développement de la technologie Kinect</i>, explique Gilbert Ollivier, fondateur et gérant de la société qui compte 28 employés. <i class="spip">Il faut choisir le bon outil, faire les bons mouvements… »</i></p> <p class="spip">Forte de ce constat, i3M planche depuis trois mois sur un prototype que le directeur espère pouvoir commercialiser à l'automne 2011. Face à un écran 2D ou 3D représentant un moteur d'avion et grâce à ce périphérique détecteur de mouvement, l'employé pourra s'entraîner à effectuer les bons gestes de maintenance.</p> <p class="spip">Les objectifs sont multiples : pédagogique, car on apprend une procédure par la visualisation et la manipulation ; économique, car aucun matériel nécessaire à la formation n'est immobilisé ; sécuritaire, car ce produit permet de s'entrainer sans danger à des procédures risquées.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Saut en parachute virtuel</strong></p> <p class="spip">Cette dernière innovation en date fait suite à une initiative originale, sur demande de la Direction Générale de l'Armement : le développement d'un simulateur d'une dérive sous voile, c'est-à-dire du guidage de la voile lors d'un saut en parachute.</p> <p class="spip">Suspendu dans un véritable harnais de parachutisme, le soldat en apprentissage est virtuellement placé dans des conditions de largage grâce à un casque d'immersion 3D. Tout le long de sa descente virtuelle, il doit s'entrainer à bien piloter sa voile en manipulant les commandes – réelles – de la voile avec ses mains.</p> <p class="spip">Développé il y a 6 mois avec l'aide d'experts en parachutisme, ce simulateur est en cours de commercialisation auprès de l'armée française. <i class="spip">« Plusieurs armées étrangères sont intéressées »</i>, affirme Gilbert Ollivier. La présence récente d'i3M au dernier Salon aéronautique du Bourget était de ce point de vue très opportune.</p> <p class="spip"><strong class="spip"> Agnès Baritou, pour KwantiK !</strong> <br /> <br /></p> <p class="spip"><strong class="caractencadre-spip spip"><strong class="spip">Réalité augmentée : c'est trop tôt</strong></strong></p> <p class="spip">Dans le cadre de ses activités de recherche et développement, la société i3M explore la réalité augmentée, cette technologie qui réussit à intégrer des images virtuelles (2D ou 3D) dans des images réelles, en plein essor dans le cinéma grand public. <i class="spip"> « Pour l'instant, ce produit n'est pas assez sûr pour pouvoir être pleinement intégré dans les milieux industriels à risque »</i>, estime toutefois Gilbert Ollivier, directeur d'i3M. </p> <p class="spip">Deux raisons à cela, explique le chef d'entreprise : <i class="spip">« il n'y a pas d'éditeur de référence pour des logiciels de réalité augmentée sur le marché, ce ne sont quasiment que des start-up qui développent ce produit.</p> <p class="spip">Par ailleurs, peu d'éditeurs travaillent sur des logiciels capables de s'intégrer dans des outils logiciels industriels. La technologie est encore en pleine évolution ! »</i></p> <p class="spip"><strong class="spip"> <strong class="spip">A.B.</strong> </strong></p></div> <div class='rss_ps'>La technologie des consoles de jeu Xbox, adaptée par i3M, permet aux techniciens de s'entraîner sans risque à la maintenance aéronautique. Crédit : i3M</div> « Nous voulons comprendre pourquoi des internautes se déconnectent » /Nous-voulons-comprendre-pourquoi-342.html /Nous-voulons-comprendre-pourquoi-342.html 2011-07-25T13:37:35Z text/html fr JF Haït La une Fermer son compte Facebook, oublier sa boîte mail en vacances… Le sociologue Johann Chaulet veut expliquer ces comportements qui semblent se multiplier. <br />Votre laboratoire, le LISST-Cers (Université Toulouse II) participe au projet Devotic d'étude du phénomène de la déconnexion. En quoi consiste-t-il ? <br />Devotic, pour « déconnexion volontaire aux technologies de l'information et de la communication (TIC) » associe cinq laboratoires de recherche, en France et Canada, jusqu'à fin 2013. <br />Il s'agit de (&hellip;) - <a href="/-La-une-.html" rel="directory">La une</a> <img src="/IMG/arton342.jpg" alt="" align="right" width="484" height="363" class="spip_logos" /> <div class='rss_texte'><p class="spip">Fermer son compte Facebook, oublier sa boîte mail en vacances… Le sociologue <strong class="spip">Johann Chaulet</strong> veut expliquer ces comportements qui semblent se multiplier. <br /> <br /></p> <p class="spip"><strong class="spip"> Votre laboratoire, le LISST-Cers (Université Toulouse II) participe au projet Devotic d'étude du phénomène de la déconnexion. En quoi consiste-t-il ?</strong></p> <p class="spip">Devotic, pour « déconnexion volontaire aux technologies de l'information et de la communication (TIC) » associe cinq laboratoires de recherche, en France et Canada, jusqu'à fin 2013.</p> <p class="spip">Il s'agit de comprendre pourquoi et comment les gens se déconnectent, c'est-à-dire qu'ils quittent par exemple les réseaux sociaux, ou ne veulent plus être joignables en permanence sur leur smartphone.</p> <p class="spip">Ce qui nous intéresse, c'est de connaître le sens qu'ils posent sur cette démarche et la manière dont elle se construit. Autre interrogation : à partir de quand est-il légitime de se déconnecter ?</p> <p class="spip">Tout ceci dépend du contexte professionnel, familial, etc. Mais la nouveauté, aujourd'hui, c'est qu'il faut faire un effort beaucoup plus important pour se déconnecter.</p> <p class="spip"><strong class="spip"> Quels sont les résultats de cette première phase d'étude ?</strong></p> <p class="spip">En premier lieu, nous constatons que le fait de poser la question de la déconnexion fait écho à des interrogations sur sa mise en œuvre. Par exemple : quand je pars en vacances, est-ce que je prends mon téléphone portable ? Est-ce que je me connecte à Internet pendant mon séjour ?</p> <p class="spip">Plus largement, il apparaît que la porosité induite entre les sphères professionnelles et personnelles est devenue une motivation à la déconnexion.</p> <p class="spip">Autre raison possible : les perturbations générées sur la concentration. Par exemple, l'arrivée d'un mail suscite une tension vive et un combat intérieur pour ne pas s'interrompre dans son travail.</p> <p class="spip">On peut donc dire que le thème de la déconnexion est d'ordre psychologique et philosophique. L'Internet permet de travailler partout : c'est une liberté, mais c'est aussi la dictature du travail permanent !</p> <p class="spip">A l'évidence, l'usage d'Internet et des portables renvoie aux rapports entre soumission, asservissement et liberté. Ce qui montre à quel point notre sujet est difficile à appréhender.</p> <p class="spip"><strong class="spip"> Comment cette étude est-elle menée ?</strong></p> <p class="spip">Les équipes de Devotic ont choisi quatre types d'usagers et de contexte : les cadres, le milieu hospitalier, les usages domestiques, et le milieu universitaire. Nous incluons tous les modes et supports : téléphones fixes, smartphones, mails, réseaux sociaux.</p> <p class="spip">Mon équipe se consacre au milieu universitaire. Nous travaillons avec une vingtaine de participants volontaires : des doctorants et des enseignants-chercheurs de disciplines, d'âge et de sexes différents.</p> <p class="spip">Nous étudions l'usage qu'ils font du mail, qu'il soit professionnel ou personnel. A ce jour, nous avons donc pu établir un premier panorama d'usages, de représentations et de comportements. Prochaine étape, dès la rentrée : nous démarrons le processus d'individualisation des observations.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Propos recueillis par Frédéric Dessort pour Kwantik !</strong></p> <p class="spip">Pour en savoir plus : <a href="http://anr.devotic.univ-pau.fr/" class="spip_out">http://anr.devotic.univ-pau.fr/</a></p></div> <div class='rss_ps'>Johann Chaulet étudie l'usage du courrier électronique dans le cadre du projet Devotic. Crédit : DR</div>